بسم الله الرحمن الرحيم
الصلاة و السلام على أشرف المرسلين
و على اله و اصحابه أجمعين

De la révélation

Phénomène de la Révélation – wahy

Les significations du mot wahy

Linguistiquement (lughawiyyan – لُغَوِيًّا)

La première forme verbale est : waha (وَحَى) – yahî (يَحِي) – wahy (وَحْي)
La quatrième forme verbale est : awhâ (أَوْحَى) – yûhî (يُوحِي) – îhâ’ (إِيحَاء) – (forme utilisée généralement dans le Coran)

Ce mot peut avoir plusieurs acceptions dans la langue arabe, que nous transcrivons avec leur sens en français :

waha (hâter le pas )
— waha fî Qalbihi chay’an (inspirer quelque chose dans son cœur)
— waha ilayhi (suggérer/insinuer à)

— awhâ ilâ (insinuer/suggérer à )
— awhâ ilayhi (bi) ( inspirer à quelqu’un quelque chose )
— awhâ ilayhi bi-tthiQat (inspirer confiance à)

Lorsqu’en arabe, l’on dit « communiquer par wahy auprès de quelqu’un », cela revient souvent à transmettre une information en termes voilés ou de sorte que seul l’interlocuteur direct peut saisir le contenu du message en dehors des autres.

Ibn Munzûr, l’auteur de lisân al ‘arab , insiste sur l’idée de « confidence » tandis que le Qadiy ‘Iyâd, dans ash Shifâ’ parle de « promptitude ».

Le wahy est en fait une communication à la fois discrète et éclair. L’action du wahy auprès d’une personne consiste donc à lui révéler secrètement et brièvement une information.

Conventionnellement (Istilâhiyyan – اِصْطِلَاحِيًّا)

Le wahy est la révélation de la parole d’Allah à l’un de ses prophètes, ‘alayhimus salam, de manière extraordinaire, c’est-à-dire de manière mystérieuse et subtile.

Le wahy est en fait un moyen d’accès au ghayb [1] par le biais d’un homme-messager :

مَا كَانَ اللّهُ لِيُطْلِعَكُمْ عَلَى الْغَيْبِ وَلَكِنَّ اللّهَ يَجْتَبِي مِن رُّسُلِهِ مَن يَشَاء

« Il ne sied pas à Allah de vous faire accéder au ghayb (ou de vous donner prise sur le ghayb) mais Allah élit parmi Ses messagers celui qu’Il veut »[2]

On traduit conventionnellement le mot en français par « révélation divine » ou « inspiration divine ».

Les occurrences du mot awha

Dans le Coran, l’action du wahy ne concerne pas uniquement sa définition conventionnelle (la révélation de la parole divine faite aux prophètes) mais est utilisée dans sa signification linguistique plus large. Nous en donnons quelques occurrences ci-dessous.

Le wahy initié par les hommes et les djinns

➢L’allusion (implicite) ou le signe :
فَخَرَجَ عَلَى قَوْمِهِ مِنَ الْمِحْرَابِ فَأَوْحَى إِلَيْهِمْ أَن سَبِّحُوا بُكْرَةً وَعَشِيًّ

« (Zakariya) sortît devant son peuple à partir du mihrâb, il fît signe en leur direction : « glorifiez matin et soir »[3]
➢L’inspiration satanique :

« وَإِنَّ الشَّيَاطِينَ لَيُوحُونَ إِلَى أَوْلِيَآئِهِمْ لِيُجَادِلُوكُمْ »
« … Et certes les Shayâtin insufflent des suggestions à leurs alliés intimes afin de vous tenir par la controverse »[4]

Le wahy initié par Allah

➢L’inspiration aux éléments de la Création :
« إِذَا زُلْزِلَتِ الْأَرْضُ زِلْزَالَهَا, وَأَخْرَجَتِ الْأَرْضُ أَثْقَالَهَا, وَقَالَ الْإِنسَانُ مَا لَهَا, يَوْمَئِذٍ تُحَدِّثُ أَخْبَارَهَا, بِأَنَّ رَبَّكَ أَوْحَى لَهَا »
« Lorsque la Terre sera secouée de son ébranlement. Et que la Terre expulsera ses fardeaux. Et que l’homme se demandera : « qu’a-t-elle ? ». Ce jour-là elle fera resurgir l’histoire de ses expériences. A partir de ce que ton Seigneur lui aura inspiré »[5]
➢L’inspiration instinctive de l’animal ou l’instinct naturel :
« وَأَوْحَى رَبُّكَ إِلَى النَّحْلِ أَنِ اتَّخِذِي مِنَ الْجِبَالِ بُيُوتًا وَمِنَ الشَّجَرِ وَمِمَّا يَعْرِشُونَ »
« Et ton Seigneur inspira à l’abeille : « Prends à partir des montagnes des demeures ainsi qu’à partir des arbres et de toute structure qu’ils établissent »[6]
➢L’inspiration instinctive de l’homme ou l’intuition naturelle :
« وَأَوْحَيْنَا إِلَى أُمِّ مُوسَى أَنْ أَرْضِعِيهِ »
« Et Nous inspirâmes à la mère de Musa : « Allaite-le » … »[7]

➢L’inspiration divine aux anges :
« إِذْ يُوحِي رَبُّكَ إِلَى الْمَلآئِكَةِ أَنِّي مَعَكُمْ فَثَبِّتُواْ الَّذِينَ آمَنُوا »
« Lorsque ton Seigneur inspire aux Anges : « Je suis avec vous ! Renforcez donc ceux qui ont porté foi … »[8]

➢L’inspiration divine aux hommes-messagers :
C’est de cette dernière qu’il s’agit ici d’étudier. Plusieurs dizaines de versets traitent de cette forme d’inspiration.

Les processus d’actualisation du wahy

« وَمَا كَانَ لِبَشَرٍ أَن يُكَلِّمَهُ اللَّهُ إِلَّا وَحْيًا أَوْ مِن وَرَاء حِجَابٍ أَوْ يُرْسِلَ رَسُولًا فَيُوحِيَ بِإِذْنِهِ مَا يَشَاء إِنَّهُ عَلِيٌّ حَكِيمٌ »
« Il n’est pas en l’état d’un homme de chair qu’Allah lui parle sinon par wahy (directe) ou bien de derrière un voile ou encore en missionnant un messager qui communique par wahy avec Sa permission ce qu’Il veut. Certes, Il est élevé, plein de sagesse »[9]

Par inspiration directe (wahyan – وَحْيًا)

L’inspiration est un mode de révélation qui se présente sous la forme d’une communication directe et mystérieuse sur laquelle nous n’avons que peu d’information par rapport aux deux autres modes d’inspiration.

Cela peut aller d’une simple forme d’intuition jusqu’à une révélation extraordinaire.

En effet, certains ont considéré que le wahy direct était une sorte d’intuition à l’image de l’intuition qu’aurait reçue la mère de sayyidina Musa, ‘alayhis salam :

« وَأَوْحَيْنَا إِلَى أُمِّ مُوسَى » –

« Et Nous inspirâmes à la mère de Musa »[10]

D’autres ont avancé qu’il s’agirait en fait de la plus haute forme de révélation à l’image du dialogue établi entre Allah et Son messager Muhammad ‘alayhis Salatu Was Salam lors de l’Ascension de ce dernier de Jérusalem au Ciel lorsqu’il quitta l’ange Jibril et dépassa le Lotus de la Limite :

« فَأَوْحَى إِلَى عَبْدِهِ مَا أَوْحَى »
« Il inspira ainsi à Son Serviteur ce qu’Il inspira »[11]
De derrière un voile (min warâ’i Hijâb – مِن وَرَاء حِجَابٍ)

La seconde forme de wahy qui se réalise au travers d’un voile peut se manifester suivant deux modalités.

-La vision pendant le sommeil (ar-ru’yâ as-Sâlihah¨ fî-l-manâm – اَلرُّؤْيَا الصَّالِحَة فِي الْمَنَام)

Sayyidah ‘Aicha rapporte : « La première forme (de révélation) reçue par le Messager d’Allah fut la vision authentique dans le sommeil, car il ne percevait pas une vision sans qu’elle ne se réalise comme l’éclat de l’aube … ».[12]
Sayyiduna Ibrahim ‘alayhis salam eut aussi une vision durant son sommeil l’appelant à sacrifier son fils :
« قَالَ يَا بُنَيَّ إِنِّي أَرَى فِي الْمَنَامِ أَنِّي أَذْبَحُكَ فَانظُرْ مَاذَا تَرَى قَالَ يَا أَبَتِ افْعَلْ مَا تُؤْمَرُ سَتَجِدُنِي إِن شَاء اللَّهُ مِنَ الصَّابِرِينَ »
« Il dit : « Ô mon fils ! Certes, je constate dans l’état de sommeil que je t’égorge, vois comment tu le considères ». Il répondit : « Ô mon père ! Entreprends ce qui t’est ordonné, tu me trouveras si Dieu le veut parmi les hommes de constance »[13]

Le monde du sommeil est donc un médiateur possible à travers duquel Allah communique avec Ses messagers.

Certains font du monde du sommeil une forme d’inspiration directe. Pourtant, le monde du rêve a ses propres codes. Il s’agit donc bien d’un discours symbolique, donc voilé.

-La communication par objet symbolique interposé (par exemple, « un feu » – nâr – نَار)

Le meilleur exemple est peut-être la révélation faite à sayyidina Musa ‘alayhis salam dans la montagne par le biais de ce qui est connu dans la tradition judaïque comme le « buisson ardent », et que le Coran identifie lui comme « un feu ».

« إِذْ قَالَ مُوسَى لِأَهْلِهِ إِنِّي آنَسْتُ نَارًا سَآتِيكُم مِّنْهَا بِخَبَرٍ أَوْ آتِيكُم بِشِهَابٍ قَبَسٍ لَّعَلَّكُمْ تَصْطَلُونَ »
« Lorsque Musa dit à son entourage : « certes, j’ai reconnu un feu. Je vous en apporterai une information à son sujet ou la flamme d’un tison, puissiez-vous vous réchauffer »[14]

Le « feu » que sayyiduna Musa ‘alayhis salam « reconnaît » se trouve être un lieu symbolique mystérieux.

« فَلَمَّا جَاءهَا نُودِيَ أَن بُورِكَ مَن فِي النَّارِ وَمَنْ حَوْلَهَا وَسُبْحَانَ اللَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ » 
« Lorsqu’alors, il y arriva, il fut interpellé : « Ce qui est dans le feu a été béni ainsi que ses alentours, et gloire à Allah Seigneur des Mondes »[15]

Plus encore, ce « feu » fut alors un voile pour sayyidina Musa ‘alayhis salam à travers lequel Allah va communiquer avec Son serviteur.

« يَا مُوسَى إِنَّهُ أَنَا اللَّهُ الْعَزِيزُ الْحَكِيمُ » –
« Ô Musa, certes, ceci est Moi Allah l’Inaccessible, le Très Sage »[16]

Mais si le feu fonctionne comme un médiateur, cela ne signifie pas que la communication n’avait pas de réalité concrète. Non, le dialogue fut réel :

« وَكَلَّمَ اللّهُ مُوسَى تَكْلِيمًا »
« Et Allah a véritablement parlé à Musa »[17]

Par l’envoi d’un Messager

Il semblerait que cela soit le mode le plus courant de communication. Elle se fait au travers de messagers de la révélation très spécifiques que sont les anges. Parmi eux se trouve un Ange-Messager particulier, sayyiduna Jibril– « جِبْرِيل ».

« قُلْ مَن كَانَ عَدُوًّا لِّجِبْرِيلَ فَإِنَّهُ نَزَّلَهُ عَلَى قَلْبِكَ بِإِذْنِ اللّهِ مُصَدِّقاً لِّمَا بَيْنَ يَدَيْهِ وَهُدًى وَبُشْرَى لِلْمُؤْمِنِينَ »
« Dis : « Celui qui est ennemi de Jibril, certes, celui-ci l’a bien descendu progressivement sur ton cœur avec la permission d’Allah, authentifiant ce qui le précédait, ainsi que guidance et bonne nouvelle pour les hommes de foi »[18]

Sayyiduna Jibril, ‘alayhis salam, a traversé les âges prophétiques. Le récit de la rencontre de sayyiduna Muhammad ‘alayhis Salatu Was Salam et Waraqah, l’oncle de sayyidah Khadîjah, l’atteste puisque, devant la perplexité du Prophète ‘alayhis salatu was salam face à l’apparition de l’ange, Waraqa, versé dans les études bibliques, lui répond :

« Celui-ci est le Nâmûs qu’Allah a fait descendre (auparavant) sur Musa … »[19]
Le Nâmûs que la tradition fait correspondre à sayyidina Jibril est apparu selon trois modalités différentes :

  1. Sous la forme d’un carillonnement de clochette (mithla SalSalah¨ al jaras – مِثْلَ صَلْصَلَةِ الْجَرَسِ)
    2. Sous l’apparence d’un homme (yatamathal rajulan – يَتَمَثَّلُ رَجُلا)
    3. A travers l’horizon apparent / l’horizon le plus élevé (bi-l-ufuq al mubîn / al a3lâ – بِالْأُفُقِ الْمُبِينِ / الْأَعْلَى)

Le hadîth suivant nous parle des deux premières formes de manifestation par lesquelles la Révélation se faisait :

« Hârith ibn hichâm interrogea le Messager d’Allah ‘alayhis Salatu Was Salam en disant : « Ô Messager d’Allah, comment te parvient la Révélation ? » Le Messager d’Allah répondit alors : « Parfois, elle me parvient sous la forme d’un carillonnement de clochette, et ceci est le plus pénible pour moi, alors (le cliquetis) s’apaise et je retiens de lui ce qu’il a dit… Et d’autres fois, l’ange se présente à moi sous la forme d’un homme, il me parle alors et je retiens ce qu’il dit »[20]
La première modalité qui correspond au son des clochettes constituait donc la situation la plus difficile pour le prophète.
Concernant la seconde modalité, Jibril prenait souvent l’apparence d’un homme quelconque. Ainsi en est-il lors de sa première apparition au Prophète ‘alayhis salatu was salam dans la grotte de Hirâ’. Tout du moins le récit le laisse supposer.
Il en est de même concernant le fameux hadîth dit « de Jibril » où l’ange se présente sous l’apparence d’un voyageur venu de loin pour poser des questions au prophète ‘alayhis salatu was salam alors qu’il était assis au milieu de ses Compagnons.
Mais parfois aussi, il prenait la forme d’un Compagnon comme Dihya al kalbî par exemple. Ainsi, Umm Salâma, l’épouse du Prophète ‘alayhis Salatu Was Salam, nous informe qu’un jour l’ange est venu, à son insu, s’entretenir avec le Prophète sous la forme humaine de Dihya. Mais elle ne l’a compris que plus tard.[21]
Avant sayyidina Muhammad ‘alayhis Salatu Was Salam, sayyida Maryam aussi vit apparaître devant elle l’ange Jibril sous une apparence humaine.
« … فَأَرْسَلْنَا إِلَيْهَا رُوحَنَا فَتَمَثَّلَ لَهَا بَشَرًا سَوِيًّا »
« Nous missionnâmes alors vers elle Notre Esprit, il se manifesta à elle sous la forme d’un homme harmonieux »[22]

Enfin, l’ange Jibril pouvait apparaître non plus sous une apparence humaine mais selon un mode plus imposant à travers l’horizon. C’est ce qui est suggéré dans le passage suivant relatant les tous débuts de la révélation :

« إِنَّهُ لَقَوْلُ رَسُولٍ كَرِيمٍ (…) وَمَا صَاحِبُكُم بِمَجْنُونٍ. وَلَقَدْ رَآهُ بِالْأُفُقِ الْمُبِينِ. وَمَا هُوَ عَلَى الْغَيْبِ بِضَنِينٍ »
« Ceci est certes bel et bien la dictée d’un noble messager (Jibril) […] Et votre compagnon (Muhammad) n’est pas possédé. Et assurément, il l’a vu à travers l’horizon apparent. Et, il n’est pas avare sur le Mystère ».[23]

Nous retrouvons la même suggestion au début de la sourate an najm qui semble parler de l’apparition de l’ange au Prophète ‘alayhis salatu was salam au début de la Révélation. Ici, l’apparition angélique paraît tout aussi grandiose.

Ces manifestations semblent renvoyer, soit à la première apparition de l’ange à la grotte de Hirâ’, ou du moins, lors des toutes premières révélations faites au Prophète ‘alayhis salatu was salam, quand il se trouvait sur le mont de la lumière où se niche cette grotte, soit à une autre apparition lors de son Ascension de Jérusalem.

Quoi qu’il en soit, la suite de la sourate an najm donne à considérer un autre moment de descente du wahy qui correspond, à coup sûr cette fois-ci, à l’épisode de l’Ascension où sayyiduna Muhammad ‘alayhis salatu was Salam atteignit le Lotus de la Limite.

Ceci étant, la vision à laquelle font référence ces passages peut aussi renvoyer à d’autres réalités. Il faut ici rester vigilant et accepter la part de mystère dans le phénomène de la révélation.

La forme de manifestation à l’horizon ne semble pas se faire pour communiquer le message mais pour d’autres raisons. Ce qui explique que le hadîth plus haut ne parle que de carillonnement et d’apparence humaine.

Remarque :

La révélation commença chez le Prophète ‘alayhis salatu was salam à travers le songe et dura pour lui six mois avant que l’apparition de l’ange Jibril ‘alayhis salam n’y mette fin. Puis ce furent des visites régulières de l’ange durant vingt-trois années lunaires.

On voit que les songes du Prophète ‘alayhis Salatu Was Salam furent une anticipation et un prélude à la révélation coranique, comme si la vision à l’état de sommeil devait préparer la vision à l’état de veille. D’ailleurs, la première descente dans la grotte de Hirâ’ fut une étape de transition puisque Sayyiduna Jibril vint à sayyidina Muhammad ’alayhis salatu was salam alors que ce dernier dormait au creux de la grotte, de sorte qu’il a été émis l’hypothèse que la première révélation « iqra’ » se fît dans un état intermédiaire entre le sommeil et la veille.

Remarquons aussi que toutes les inspirations n’étaient pas des révélations coraniques (comme les songes), mais également d’autres types d’inspiration ont accompagné le Prophète ‘alayhis Salatu Was Salam, notamment en tout ce qui touche au domaine de la Sagesse.

« ذَلِكَ مِمَّا أَوْحَى إِلَيْكَ رَبُّكَ مِنَ الْحِكْمَةِ » –
« Voilà de ce que ton Seigneur t’a inspiré comme Sagesse »[24]

La sagesse peut donc s’acquérir suite à des inspirations. Le hadîth suivant nous en donne un bel exemple qui fait dire au prophète ‘alayhis Salatu Was Salam:

« L’esprit saint m’a inspiré qu’aucune âme ne mourra avant d’épuiser son gain … »[25]

Pour bien comprendre la différence de nature entre les deux types de révélation, coranique et non-coranique, certains savants ont proposé la parabole de la communication du roi à son chef d’armée. Le roi peut envoyer un messager avec une lettre à remettre à son lieutenant qui devra à son tour faire la lecture telle quelle du message en public. Ceci s’apparente alors à la révélation coranique.

Mais le roi peut tout aussi bien envoyer un messager pour transmettre un message général à son lieutenant comme par exemple de demander à ses troupes de ne pas perdre espoir car des renforts arrivent. Dans ce cas-ci, le lieutenant reçoit le message de la bouche du messager et répète ensuite à ses troupes l’essentiel du message en utilisant ses propres mots. Ceci s’apparente aux paroles prophétiques contenues dans la sunna.

Certains ont parlé de « wahy matlû » (suivi) et de « wahy ghayr matlû » (non suivi) pour identifier l’un par rapport à l’autre type d’inspiration.

Quelque soit le type de wahy, le Prophète ‘alayhis Salatu Was Salam est assuré de la vérité, ne sort de sa bouche que la Vérité ‘alayhis Salatu Was Salam

و صلي الله و سلم علي سيدنا محمد و علي آله


[1] Le ghayb fait référence à tout ce qui est caché. En réalité, un ghayb peut l’être pour l’un et ne pas l’être pour un autre parce qu’il en aura été informé. Nous reviendrons sur cette notion plus tard. Le mot ghayb peut-être traduit par « mystère », mais nous le laissons tel quel.
[2] Sourate âli ‘Imran, v 179
[3] Sourate Maryam, v 11
[4] Sourate al an’am, v 121
[5] Sourate al zalzalah, v1-4
[6] Sourate an nahl, v 68
[7] Sourate al qasas, v 7
[8] Sourate an anfal, v 12
[9] Sourate ash shura, v 51
[10] Sourate al qasas, v 7
[11] Sourate an najm, v 10
[12] Sahih al Bukhariy, chapître du début de la révélation
[13] Sourate as saffat, v 102
[14] Sourate an naml, v 7
[15] Sourate an naml, v 8
[16] Sourate an naml, v 9
[17] Sourate an nisa, v 124
[18] Sourate al baqarah, v 97
[19] Sahih al Bukhariy, livre du début de la révélation
[20] Sahih al Bukhariy, livre du début de la révélation
[21] Ce récit est rapporté dans le sahih d’al Bukhariy
[22] Sourate Maryam, v 17
[23] Sourate at takwir, v 19-24
[24] Sourate al isra, v 39
[25] Sunan ibn Majah