بسم الله الرحمن الرحيم
الصلاة و السلام على أشرف المرسلين
و على اله و اصحابه أجمعين
Allah dit : « par ta vie, ils se perdent dans leur délire. » (Verset 72, sourate al Hijr)
Le mot « ‘amru » est mis au cas nominatif et constitue le mubtada’ alors que le khabar est ellipsé. Il semble dire par cette forme grammaticale : « je jure par ta vie » ou même « Que ne juré-je pas par ta vie ! » La forme appropriée est celle de l’ellipse car elle correspond plus au serment.
Le sens de ce verset est : Par ta vie, O Muhammad, les mécréants de ton peuple, ceux de Quraysh, "dans leur délire", c’est-à-dire leur égarement, "se perdent", c’est-à-dire sont dans un doute évident.
Ibn ‘Abbas a dit : « Allah n’a pas créé, façonné, formé une créature plus noble à Ses Yeux que Muhammad. Et jamais ne n’ai entendu qu’Allah ait juré sur la vie de quelqu’un si ce n’est sur celle de Muhammad. »
Normalement, « ‘amru » s’écrit avec la voyelle « Ou » (dammah) sur la lettre « ‘ayn » parce que son origine est le mot « ‘umur » qui signifie l’âge ou la vie. Quand on dit « par ma vie », en réalité, on ne fait que jurer sur la longueur de sa propre vie. Par contre, quand on met la voyelle « a » (fathah) sur la lettre « ‘ayn », on jure par quelqu’un de spécifique. Et c’est l’usage qui le plus communément fait. Donc, Allah a visé directement le prophète (‘alayhis salatu was salam) dans ce serment comme s’Il disait : « par ce qui te reste à vivre dans le bas-monde, O Muhammad ! »
Abu Juza’ a dit : « Allah n’a point juré sur la vie d’un autre que Muhammad car il s’agit du plus noble des hommes auprès de Lui. »
Il a dit dit aussi : « son sens est "par ta vie O Muhammad, les Quraysh se répandent dans leur délire." »
Al Hidayah ila bulugh al nihayah du shaykh Makkiy ibn Abi Talib